14 avril 2009

Un champs d'orge détruit au Roundup

Bio d'Aquitaine et la Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France apportent leur soutien à Guy Darrivère, paysan bio des Pyrénées-Atlantiques dont un champ d’orge vient d’être détruit au Round Up par le bénéficaire, conventionnel, de cette parcelle pour cause de remembrement. Alors que tous les recours n’avaient pas été épuisés, et malgré l'intervention de la FNAB hier auprès du Cabinet du Ministre de l’agriculture, la rapidité de l’action montre le peu de cas que l’on fait encore, dans certains milieux syndicaux, des objectifs en matière de production biologique sur le territoire, quand les intérêts de gros producteurs conventionnels sont en jeu.

L’agriculture biologique n’est pas une priorité pour tout le monde, et Guy Darrivère vient d’en faire l’expérience. Dans le cadre des remembrements consécutifs au tracé de l’autoroute A 65, ce producteur bio, sur 32 ha, se voit déposséder d’une partie de ses terres. Parmi elles, 2 hectares bio semés en orge sont attribués à un producteur conventionnel (équivalent 240 ha), et responsable local de la FDSEA! Certes, Guy sera indemnisé, mais les parcelles restituées sont en conventionnel, difficilement exploitables et il faudra 3 ans pour retrouver sur ces nouvelles terres le statut de bio. De plus, sa production d’orge était attendue par des éleveurs dans le cadre d’une contractualisation locale.

Réaction
Au delà du caractère scandaleux de l'acte de l'agri-manager qui révèle une absence totale de considération pour ses voisins et pour les pratiques bio, cet acte indique qu'on utilise encore à grande échelle un produit reconnu dangereux et polluant gravement les nappes phréatiques. On peut rapeller que Monsanto a été condamné pour publicité mensongère en tentant de faire passer le Roundup pour un produit "écolo".
Autre point: Il faut prendre position pour un retour en conventionnel légalement impossible de terres cultivées en bio, en accord avec l'objectif d'une forte progression de l'AB assigné par le gouvernement français et l'Europe. Il y a suffisamment de candidats à l'installation sur des petites sufaces pour rendre tout à fait opérationnel ce type de mesure.
Bernard Péré

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