30 mars 2010
Dix élus au Conseil régional d'Aquitaine
Monique de Marco
Patrick Dufau de la Mothe
Marie Bové
Michel Daverat
Martine Alcorta
Bernard Péré
Bérénice Vincent
David Grosclaude
Peggy Kançal
Alice Leiciagueçahar
Un accord de gouvernance a été passé avec le parti socialiste qui prévoie un pôle important de développement durable (plan climat, énergies renouvelables, écoconstruction, biodiversité, espaces naturels) dont nous auront la gestion (Monique), la mise en place d'un plan rail régional avec "plus de crédit que sur la LGV" dans le cadre d'une délégation qui revient à Patrick D.de la M. Bérénice sera en charge de l'économie sociale et solidaire et l'innovation sociale. Enfin Martine A. sera en charge du Logement.
D'autres responsabilités seront affectées aux membres de notre groupe dans les jours qui viennent.
La LGV reste un point de divergence. Le seul point sur lequel nous sommes parvenus à un accord est la réalisation d'une étude indépendante dont le cahier des charges sera élaboré en concertation avec les associations, mais qui n'ira pas de soi dans la mesure ou les objectifs de l'étude ne fait pas vraiment consensus.
Bernard Péré
11 mai 2009
Grippe A et élevage industriel.
Extraits d'un article de Fabrice Nicolino (sur son blog)
Je vous ai parlé de cette entreprise américaine il y a quelques jours (ici), car elle est au centre de l’affaire de la grippe porcine au Mexique, que les bureaucrates internationaux de la FAO, de l’OMS et des Nations Unies ont rebaptisée A pour faire plaisir à l’industrie. Anyway, la transnationale Smithfield Foods est le plus gros producteur mondial de porcs industriels. Si le cœur vous en dit, jetez un œil sur le site du monstre, ce n’est pas sans intérêt (ici).
Que racontent les journalistes du New York Times ? Qu’un typhon nullement tropical s’est abattu sur la Roumanie et la Pologne, deux pays qui avaient pu - paradoxe du système stalinien - maintenir des agricultures paysannes. Cela change, et très vite. Car Smithfield Foods n’est présent dans ces pays-là que depuis cinq ans. De cette date, leurs hommes ont enrôlé - disons convaincu - des responsables politiques locaux de la plus haute importance. Citons, pour que vous situiez le niveau, le président roumain lui-même, Traian Basescu, travaillé au corps par une exceptionnelle agence de lobbying, McGuireWoods. Américaine bien sûr, cette bottega oscura - la boutique obscure chère aux Italiens - a été payée pendant des années par le gouvernement de Bucarest pour tenter d’arracher son entrée dans l’Otan. On est entre bons amis. Autre lobbyiste remarquable : Nicholas Taubman, ami de George W.Bush, qui fut ambassadeur en Roumanie, mais qui est aussi et surtout un homme d’affaires international.
Avec une telle équipe, qui aurait pu perdre ? Avec une entreprise pesant des milliards d’euros dans des pays si pauvres mais si avides, comment les paysans auraient-ils pu gagner ? Smithfield Foods est déjà le premier producteur de porcs en Roumanie, mais évidemment, avec de menus désagréments au passage. En 2007, par exemple, une grippe porcine - tiens donc - a dévasté trois “établissements” de Smithfield Foods en Roumanie, dont deux fonctionnaient sans aucune autorisation. Oui da. Ce n’est pas tout, vous pensez bien : au total, 67 000 porcs ont été tués ou détruits. Certains malades, et d’autres qui ne l’étaient pas, car le principe de précaution n’est pas une vaine parole chez les grands industriels.
Je pourrais continuer sur des pages. Ce qui se passe en Pologne et en Roumanie est aussi atroce que ce qui arrive au Mexique. En Roumanie, le nombre de petits fermiers possédant des porcs est passé de 477 000 en 2003 à seulement 52 000 en 2007, soit une diminution de 90 % ! La Pologne a vu disparaître 56 % de ses 1,1 million de porchers entre 1996 et 2008. Vive l’Europe, messieurs ! Oui, vive l’Europe, car notre belle Union donne à Smithfield Foods des dizaines de millions d’euros de subventions pour la « modernisation » de ce pauvre élevage est-européen. Sur les marchés d’Abidjan (Côte d’Ivoire), raconte le Times, le kilo de porc made in Poland se vend 1 dollar et 40 cents le kilo. Quand la viande produite sur place coûte 2 dollars 50.
Beuark !, qu’ajouter de plus ? Tout de même quelque chose. Smithfield Foods est une transnationale. Par définition, elle se moque bien des frontières. Et elle est chez nous. Ne me dites pas que vous le saviez : Smithfield Foods est le plus grand groupe français de charcuterie, sous le nom d’Aoste (ici). Cochonou, Julien Bridou, c’est elle ! Et bien d’autres encore. Je vous espère aussi rassuré que je le suis. Et pour parachever mon impeccable œuvre d’information, voici la liste des lieux qui abritent en France des entreprises Smithfield Foods : Landivisiau et Quimper (Finistère); Douai, Saint-André-les-Lille (Nord); Monein (Pyrénées-Atlantiques); Saint-Symphorien sur Coise, Bron (Rhône); Saint-Étienne (Loire); Yssingeaux (Haute-Loire); Vernoux, Boffres (Ardèche); Peyrolles (Bouches du Rhône); Aoste (Isère). À nous le jambon de Bayonne, le saucisson sec, les bonnes saucisses comme à la maison !
9 mai 2009
Au sujet du contre grenelle, ou l'on a critiqué Europe Ecologie
8 mai 2009
Europe écologie est -elle anti capitaliste ?
Tout d'abors précisons qu'Europe écologie ce n'est pas seulement les Verts (les listes sont composées moité Verts, moitié représentants divers) c'est un rassemblement avec diverses sensibilités politiques.
Personnellement mon engagement dans Europe écologie ne m'a pas fait changer d'avis sur mes convictions anti capitalistes. Certes nous le déclarons pas à chaque détour de phrase mais la différence chez nous c'est que nous sommes beaucoup à être engagés dans des alternatives qui sont de fait la construction d'une autre société à l'opposé des valeurs véhiculées par le capitalisme.
Il faut sans aucun doute à l'échelle du pays et de l'Europe en particulier, mettre en oeuvre des politiques fiscales, financières, économiques et sociales qui nous engagent sur une autre voie que celle que nous connaissons actuellement. Et l'écologie de ce point de vue peut être un levier formidable contre le capitalisme; mais des maintenant tout ce qui peut être entrepris dans le domaine des alternatives est autant de pris sur l 'avenir et la prise de concience collective. Voila pourquoi nous n'avons de leçons d'anti capitalisme à recevoir de personne. Il ya ceux qui en parlent et ceux qui en sont aux travaux pratiques !
Bernard Péré
23 avril 2009
José Bové en Lot et Garonne lundi 4 mai

Dans le cadre de la campagne pour les Européénnes J.Bové sera chez nous le 4 mai.
Dans la journée nous sillonnerons le département: de la plate forme Biocoop à Port Ste Marie, à la réserve de la Mazière. En fin d'apres midi il est prévu une table ronde sur la crise, l'emploi, la conversion écologique de l'économie.
A 20h30 meeting au Stadium à Agen: José Bové et des membres de la liste Europe Ecologie dont Yvon Ventadou et Bernard Péré.
Nous donnerons des précisions dans les jours qui viennent.
14 avril 2009
Un champs d'orge détruit au Roundup
L’agriculture biologique n’est pas une priorité pour tout le monde, et Guy Darrivère vient d’en faire l’expérience. Dans le cadre des remembrements consécutifs au tracé de l’autoroute A 65, ce producteur bio, sur 32 ha, se voit déposséder d’une partie de ses terres. Parmi elles, 2 hectares bio semés en orge sont attribués à un producteur conventionnel (équivalent 240 ha), et responsable local de la FDSEA! Certes, Guy sera indemnisé, mais les parcelles restituées sont en conventionnel, difficilement exploitables et il faudra 3 ans pour retrouver sur ces nouvelles terres le statut de bio. De plus, sa production d’orge était attendue par des éleveurs dans le cadre d’une contractualisation locale.
Réaction
Au delà du caractère scandaleux de l'acte de l'agri-manager qui révèle une absence totale de considération pour ses voisins et pour les pratiques bio, cet acte indique qu'on utilise encore à grande échelle un produit reconnu dangereux et polluant gravement les nappes phréatiques. On peut rapeller que Monsanto a été condamné pour publicité mensongère en tentant de faire passer le Roundup pour un produit "écolo".
Autre point: Il faut prendre position pour un retour en conventionnel légalement impossible de terres cultivées en bio, en accord avec l'objectif d'une forte progression de l'AB assigné par le gouvernement français et l'Europe. Il y a suffisamment de candidats à l'installation sur des petites sufaces pour rendre tout à fait opérationnel ce type de mesure.
Bernard Péré
13 avril 2009
En réponse à Alain Zanardo (voir 1 commentaire)
Je pose trois conditions à cette orientation et à la création massive d'emploi:
1) Reprendre le contrôle des flux financiers et la capacité pour le pouvoir politique d'orienter les investissements (contrôle de la BCE,présence aux CA des banques, ou nationalisation, ce qui est la situation de fait pour certaines suite à la crise)
2)Empécher l'accaparement par les multi nationales de l'investissement dans les énergies renouvelables ou l'agri biologique par exemple. Sinon nous aurons moins d'emploi créés et une centralisation de la production d'énergie (cf projet de 75 ha de photovoltaïque dans les Landes), ou des fermes bio de 1000 ou 2000 ha.
3)Limiter la croissance aux secteurs "écolos" et mettre en route des plans de conversions de secteurs de l'économie(automobile,armement, chimie...) en associant les salariés et leurs organisations.
A ce sujet le 47 est tres concerné (Marty, Fumel D)Autant pour Marty il faut non seulement préserver, mais développer parceque sur un secteur à développer(bois); autant pour Fumel l'emploi ne pourra repartir que dans le cadre de conversions qu'il serait urgent d'étudier. On pourra en reparler.